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Les différentes techniques pour créer un vitrail

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La technique au plomb

Dès le début du Moyen-Âge, le plomb est utilisé pour assembler les pièces de verre dans le vitrail car c’est un métal mou, malléable, facile à étirer et à souder. Il a également un rôle graphique dans les compositions de vitrail. L’assemblage au plomb est la technique privilégiée pour clôturer une ouverture, par exemple dans les églises.

Chaque pièce de verre est maintenue par des barres de plomb dont la section est en forme de H. Les verres sont insérés dans les profils du plomb. Les intersections sont ensuite soudées des deux côtés du vitrail pour que la composition soit solide.

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Pour créer un vitrail en plomb, le/la vitrailliste commence par créer une maquette en numérotant chacune des pièces de verres. Iel découpe ensuite chaque pièce numérotée avec un ciseau à trois lames, c’est ce qu’on appelle le calibrage. Iel utilise ensuite chaque gabarit pour découper les feuilles de verre choisies. Iel découpe avec un coupe-verre munit d’une roulette en carbure de tungstène en suivant la forme du calibre.

La prochaine étape est la mise en plomb : chaque morceau de verre est entouré d’une baguette en plomb. À la fin du montage, les ailes de plomb sont rabattues sur le vitrail pour qu’elles enserrent étroitement la feuille de verre. Pour cette étape, le/la vitrailliste utilise une spatule en bois ou en plastique appelée « rabat plomb ». Pour solidariser chaque pièce, les intersections sont soudées avec un fer à souder électrique et une baguette d’étain.

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Pour assurer l’étanchéité et consolider le vitrail, il faut procéder au masticage des plombs. Les espaces entre le verre et le plomb sont comblés par un mastic composé de blanc de Meudon, d’huile de lin et d’un siccatif. Le surplus est retiré avec de la sciure de bois et une brosse en chiendent. Après trente jours de séchage, le vitrail est nettoyé puis posé à l’emplacement prévu.

Le vitrail peut ensuite être patiné avec un mélange d’eau et de sulfate de cuivre.

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La technique Tiffany

Au début du XXème siècle, l'américain Louis Comfort Tiffany, issu d’une famille d’industriels développe une technique novatrice : le verre opalescent aussi appelé « verre américain ». Ce type de verre aux couleurs variées et aux textures irrégulières permet de créer une profondeur sans l’utilisation de peinture. En 1893, Tiffany fonde sa propre verrerie et imagine une nouvelle méthode d’assemblage : les morceaux de verre sont bordés d’un ruban de cuivre adhésif avant d’être soudés à l’étain. Ce procédé ouvre la possibilité d’exploiter les chutes de verre et de réaliser des créations raffinées, notamment les célèbres lampes Tiffany.

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Ce mode de sertissage permet d’utiliser de très petites pièces de verre qui peuvent être intégrées aussi bien à des panneaux qu’à des modèles en trois dimensions.


Tiffany crée ensuite les Tiffany Studios, à la fois ateliers de production et laboratoires artistiques. De nombreuses femmes y participent activement, connues sous le nom de « Tiffany Girls ». Parmi elles, Clara Driscoll a longtemps été oubliée, avant que son rôle ne soit redécouvert en 2005 : on lui attribue aujourd’hui la conception d’une trentaine de modèles de lampes, dont les célèbres Wisteria, Dragonfly ou Daffodil.

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Les étapes de création d’un vitrail Tiffany se rapprochent de la technique du vitrail au plomb.

Le/la vitrailliste commence par concevoir une maquette sur papier qu’iel reproduit sur un papier cartonné. Par la suite, iel découpe chaque gabarit numéroté, le tout formant un puzzle qui représente la composition finale.

Le gabarit est utilisé pour découper la feuille de verre avec le coupe-verre. Tous les bords sont ensuite égalisés à la meuleuse diamantée, ce qui permet de se rapprocher le plus possible de la forme du gabarit, et d’avoir une meilleure adhésion du ruban de cuivre sur la pièce.

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Chaque pièce du vitrail est ensuite sertie avec un ruban de cuivre adhésif. Il est lissé sur le verre à l’aide d’une spatule en plastique.

Lorsque les pièces sont ajustées sur la maquette et bien maintenues en place, elles peuvent être soudées entre-elles avec une baguette d’étain et un fer à souder. La soudure s’effectue des deux côtés du vitrail. Celle-ci peut également être patinée en couleur noire ou cuivrée.

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